Japan-aholic

Voyage au Japon, pays du soleil levant

Escapades à Tokyo! (Partie 1)

2 Commentaires

J’ai finalement pu découvrir l’une des villes les plus connues au monde : TOKYO!

J’y suis allé deux fois en une semaine. C’est pour ça que j’ai mis un petit moment avant d’écrire un nouvel article. Je voulais pouvoir parler de mes deux journées passées là-bas.

La première journée, je me suis rendue à Tokyo avec la voiture de la famille d’accueil de mon amie Française rencontrée ici. Ça a pris environ deux heures s’y rendre. Par chance ce n’est pas moi qui conduisait, parce que honnêtement, j’aurais fait bien des accidents. Premièrement, les volants sont à droite. Deuxièmement, on roule dans la voie de gauche. Troisièmement, les lumières de piétons fonctionnent de telle sorte que celles-ci virent au vert en même temps que la lumière des voitures. Ce qui veut dire qu’il faut toujours regarder son angle mort quand on veut tourner dans une rue. Et comme les piétons et vélos ont la priorité, ils traversent sans faire attention aux voitures. C’est entièrement les conducteurs qui ont la responsabilité de regarder partout. Et troisièmement, à Tokyo, il y a des piétons PARTOUT. La vitesse moyenne par voiture est de 30km/h dans les rues de Tokyo. Imaginez-vous Times Square, New-York, avec moins de klaxon et moins de taxis, mais plus de piétons. C’est plus silencieux, mais c’est la mort quand on conduit. L’idéal, c’est d’être soi-même un piéton 🙂

Et c’est ce que nous avons fait. On nous a déposé dans l’une des mini mini tiny rues de Shibuya, un quartier très branché côté mode. On a ensuite pris le train pour se rendre exactement où on voulait aller : la station de Shibuya. À côté de celle-ci se trouve la statue du chien Hachiko, un lieu de rendez-vous très prisé. On aurait dit que tout le monde s’était donné rendez-vous là, sérieusement! C’était complètement bondé, mais nous avons réussi à prendre des photos de la fameuse statue. (Un Japonais a mis son chat pour le prendre en photo avec Hachiko haha) :

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Hachiko est une légende ici. C’est en fait l’histoire d’un chien qui, fidèle à son maître, continua de d’attendre celui-ci à la station de Shibuya où il venait le rejoindre tous les jours quand son maître était encore en vie. Il continua ainsi pendant dix ans après sa mort, jusqu’à ce que lui-même meurt. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, cette statue a fondue, mais les japonais l’ont remodelée.

Ensuite, nous avons emprunté le passage piéton le plus utilisé au monde, le Shibuya Crossing. Parait-il que ce carrefour est traversé par 100 000 à 200 000 piétons chaque jour. Voici une vidéo qui en montre un aperçu (ce n’est pas moi qui ait fait la vidéo, mais je la trouve génial) :

http://m.youtube.com/#/watch?feature=player_embedded&v=S-5BRDF6cVg&desktop_uri=%2Fwatch%3Ffeature%3Dplayer_embedded%26v%3DS-5BRDF6cVg

Bon, ça n’a peut-être pas l’air si fou que ça vu de haut. Mais honnêtement, je peux vous dire que y’en a du monde! J’ai entendu dire qu’une recherche avait été faite comme quoi ce genre de carrefour n’était possibe qu’au Japon, car partout ailleurs dans le monde, il y aurait eu trop d’accidents. Je vous jure sur ma tête que personne ne se rentre dedans en traversant. Tout le monde traverse en ligne droite et personne ne se bouscule, même avec ceux qui passent en diagonale. Je sais pas comment, mais c’est comme ça!

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On a donc traversé cette marée humaine pour se rendre au Shibuya 109. Alerte : risque de crise cardiaque pour les fashion victims. Waw! C’est un énorme centre commericial de 7 étages (ou 8?) où tous, je dis bien TOUS, les magasins ont des beaux vêtements. J’ai failli pleurer : je n’avais pas amené assez d’argent pour magasiner. Des robes, des jupes, des chemisiers, des chaussures/talons, des manteaux et des vestes dans le style poupée/années 80. J’adore. Je suis fan. Les tailles hautes? Demandez et vous recevrez. Des talons roses bonbons? En veux-tu, en voilà. Les Japonaises sont si belles à Shibuya, on dirait qu’elle sortent soit de manga, soit qu’elles ont carrément l’air de star. C’est incroyable.

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Après le Shibuya 109, qui a officiellement volé mon coeur côté mode, nous nous sommes rendues au Mandarake, un magasin composé seulement de manga. Il doit bien y en avoir des milliers là-dedans. Alors pendant qu’on regarde les mangas, des chansons des dessins animés les plus en vogue passent aux télévisions accrochées sur les murs.

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Nous avons ensuite repris le train pour nous rendre au parc Meiji Jingu. Il est immense! Je ne sais pas on a marché combien de temps dedans, mais je sais qu’on a même pas vu la moitié de ce qu’il y a à voir. On n’a même pas vu le temple au centre du parc! Il commencait à se faire tard et on avait faim, alors on a abandonné l’idée de marcher jusque-là. Par contre, j’ai vu la torii de l’entrée du parc, qui est vraiment énorme! Une torii, c’est une sorte d’arche/de porte liée à la religion shintoïste. Parlant de religion, j’ai l’impression que les Japonais n’en ont pas vraiment une d’attitrée. En fait, ils utilisent le meilleur de chaque religion. Par exemple, ils se marient selon la religion catholique ou shintô (au choix), font des funérailles bouddhistes et prient dans un sanctuaire shintô au Nouvel An. Selon les festivals et fêtes au cours de l’année, ils mélangent également le confucianisme venu de Chine, le shintoïsme et le bouddhisme. Comme durant le festival du Setsubun qui consiste à jeter des graines de soya partout dans la maison pour chasser le méchant Oni, un démon mythique qui n’apporte que malchance et tragédie. Dans les familles avec des enfants, un des deux parent se déguise en Oni et les enfants doivent le faire fuir de la maison. Les parents, comme ma mère d’accueil, se servent de ce démon pour avertir les enfants, un peu comme nous avec le bonhomme sept heures/le marchand de sables. Si ma petite soeur fait un mauvais coup ou refuse de faire ce que sa mère lui demande de faire, sa mère dit « Oni-san! Oni-san! » et fait semblant d’appeler le démon. Elle a même un application comme quoi son téléphonne sonne et on peut voir le visage du Oni, comme si c’est lui qui appelait. Je peux vous dire que ça marche avec les enfants! La petite s’écrie « Oni-san kowaï! » (J’ai peur de Oni-san!) et s’empresse de faire ce que sa mère lui demande haha.

Pour en savoir plus sur Oni, cliquez ici : http://fr.wikipedia.org/wiki/Oni

Une photo de moi devant la torii du Meiji Jingu :

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Après le Meiji Jingu, nous somme allées en métro jusqu’à Shinjyuku, un autre quartier très reconnu à Tokyo. On y a manger des okonomiyaki, une espèce d’omelette fourrée avec de la laitue, des crevettes, de la sauce, de la mayonnaise, des oignons, du fromage… et c’est DÉ-LI-CI-EUX (oishii en japonais). Mon Dieu. Je vous jure, ça faisait longtemps que j’avais pas mangé quelque chose d’aussi bon, principalement parce qu’au Japon, ils ne mangent pas beaucoup de fromages, ni de patates, ou de sel. Le fromage me manquait tellement, vous pouvez pas savoir comment. La nourriture est un peu fade pour moi ici, surtout que je suis habitué au extra sel du Québec. J’aime la nourriture japonaise, mais là, les okonomiyaki, je peux vous dire qu’ils étaient les bienvenue 😀

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Et notre première journée était donc déjà terminée. Nous avons repris le train pour se rendre à Shibuya, puis on est venue nous chercher en voiture pour qu’on puisse rentrer chez soi. Les trains et les métros sont vraiment génial ici. C’est propre (pas le droit de manger à l’intérieur), c’est très silencieux et ça ne fait presque aucune secousse. De plus, les stations à venir, les noms des lignes ainsi que le numéro du wagon dans lequel vous vous trouvez sont inscrits en japonais kanji, hiragana ET en romaji (bref, en anglais) sur plusieurs écrans partout dans les trains et métros. Ils sont donc très simples à utiliser même si on ne parle pas un mot de japonais et d’anglais.

Et en parlant de propreté, j’ai trouvé étonnant de voir à quel point Tokyo est propre. Je n’ai pas vu de poubelles dans les rues, et pourtant, il n’y a aucun déchet qui traîne nulle part. De nombreux Japonais fument, mais malgré ça, on ne voit pratiquement aucun mégot de cigarette par terre.

De plus, Tokyo est très sécuritaire, car je voyais des policiers à chaques coins de rues. Ils sont d’ailleurs très gentils et nous ont aidé à trouver notre restaurant de okonomiyaki à Shinjyuku.

Prochain article, ma deuxième journée à Toyko, Odaïba plus précisemment!

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Auteur : Jasmine

Jasmine is a 20-something years old French-Canadian student and part-time blogger who loves traveling, drawing, listening to (all kind of) music and eating (everything). To achieve one of her biggest dream, she went in Japan for two months and a half as a tourist in 2013. She was an exchange student at Daito Bunka University in Saitama (near Tokyo) during the year 2014 - 2015. She is now studying to eventually become a nurse back in Canada, so she lacks time to write about Japan. You can still read all her posts on her blog, since she'll let them there for you to enjoy :)

2 réflexions sur “Escapades à Tokyo! (Partie 1)

  1. J’adore! On dirait qu’on y est! J’ai hâte de lire le récit de ta deuxième journée xx

  2. C’est vraiment cool de te lire Jasmine. T’es une excellente raconteuse. Et je suis content de voir que ton voyage semble à la hauteur de tes attentes. En tout cas c’est ce qu’on ressent en te lisant. Continue de bien profiter de cette belle aventure.

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